WeWork change la location de bureaux

La startup américaine WeWork est à cheval entre l’immobilier et la technologie avec un saupoudrage de coolitude pour attirer les clients.

Comment ça marche ?


Selon les propos du manager Adam Neumann, WeWork souhaite “aider à créer un monde où les gens travaillent pour construire leur vie et pas seulement pour la gagner”.

Le but de l’opération envisagée par le co-fondateur de WeWork (société créée à New York en 2010), est de permettre à un individu ou une entreprise d’intégrer une “communauté” en louant des bureaux partagés dans sa structure.

Ce concept fait actuellement rage dans plus de 20 pays.

La France, pourtant jugée assez classique, adhère à ce concept de même que le Japon dans un futur proche.

Le concept WeWork est très simple: cette startup loue des espaces qu’elle remet à neuf et aménage pour y apporter sa touche personnelle et créer un design unique.

L’ensemble du système d’aération est transformé pour être apparent et ainsi ‘design”. Des canapés en cuir sont installés et on y incorpore des coussins de couleur pour améliorer le standing. Des tables de ping-pong sont disponibles pour jouer, ainsi que café et bière pression qui coulent gratuitement dans cette salle commune.

WeWork offre également un service d’accueil et le WiFi.

L’entretien des locaux est aussi assuré par la startup qui fait gouter dans cette ambiance à des travailleurs indépendants ou des entreprises les merveilles du “coworking”.

La flexibilité du travail et les services ont bien sûr un coût qui se répercute sur le loyer, mais ils peuvent ainsi éviter les baux de longue durée.

À titre illustratif, un poste de travail dans des locaux WeWork peut avoir un coût mensuel de 400 dollars tandis qu’un bureau fermé pouvant prendre en compte plusieurs personnes peut coûter par mois des milliers de dollars.

Ceci dit, WeWork attire même les grandes sociétés comme IBM.

L’atout majeur de WeWork est d’avoir développé le côté communautaire. on ne va pas au bureau mais on intègre un réseau de travail et ça plait !

Les clients utilisent aussi l’application WeWork qu’ils téléchargent sur la toile pour organiser des rencontres virtuelles et informer les autres membres d’organisation d’événements.

Des séances de manucure et des cocktails sont au rendez-vous pour agrémenter les soirées du réseau social.  À New York, WeWork propose aussi une école de codage informatique.

WeWork représente actuellement plus d’un milliard de dollars de chiffre d’affaires par an et a opéré une levée de fonds d’environ 4,5 milliards de dollars. Cette opération a été menée par le groupe SoftBank dont le patron déclare : “WeWork bouleverse les idées reçues sur les façons de travailler et ouvre une myriade d’opportunités pour la prochaine génération de créateurs dans le monde entier en empruntant une approche scientifique qui utilise pleinement les dernières technologies”.

Théoriquement, les milliards obtenus vont permettre à cette structure de diversifier ces investissements en faisant des placements dans la pierre. De grands et luxueux magasins new-yorkais sont dans le viseur de l’entreprise. Sa conception est de toujours de révolutionner en associant shopping et coworking.