Smovengo: la chute continue pour le loueur de vélos

L’accident industriel Smovengo empire.

On croyait avoir touché le fond du cauchemar de la location de vélos organisée par la mairie de Paris (voir Smovengo: la Bérézina) mais non !

Après les problèmes électriques, de mises en places des stations et de dimensionnement de l’offre, voici la Mairie de Paris, de plus en plus engluée dans ce qui est un véritable scandale (Quand fera-t-on la lumière sur les responsabilités de celles et ceux qui ont confié à un opérateur sans expérience de ce type l’immense marché de la location de vélos à Paris ??).

Christophe Najdovski, adjoint EELV aux Transports de la maire PS de Paris Anne Hidalgo, essaie de jouer au pompier et de garder intacte la réputation de sa patronne en réclamant maintenant le remplacement de 3000 vélos inutilisables.

Selon Velib’ Autolib’, 670 stations étaient en service cette semaine mais seulement 263 étaient connectées au réseau électrique ce qui empêche la plupart des vélos de se recharger.

L’objectif initial était de 700 stations au 1er janvier et de 1400 fin mars sur Paris et les 60 communes adhérentes, selon les chiffres du Syndicat Autolib’ Velib’ Metropole gestionnaire.

L’électrification est toujours le principal problème de Smovengo et de la Mairie de Paris qui s’enfoncent ensemble dans la crise.

Demander à chaque réunion des plans d’urgence ne sert qu’aux élus à se dédouaner dans les médias.

En effet, nul besoin d’être un spécialiste pour constater de visu que la mise en place d’une station Smovengo à la place d’une Velib met au minimum 1,5 mois (comme celle du grand Lac du Bois de Boulogne dont les joggers amateurs peuvent constater la lente évolution depuis fin février).

Que le problème vienne des batteries temporaires ou du raccordement à l’électricité de la ville, la sagesse recommanderait de reporter honnêtement l’installation à quelques mois mais il semble que la Mairie de Paris ait peur qu’alors une enquête administrative ou citoyenne soit menée pour déterminer les responsabilités de chacun.

Pour agrémenter le tout, une grève a commencé chez Smovengo car les employés réclament les mêmes avantages que chez l’ancien opérateur.

Une réunion tenue cette semaine a tourné aussi au fiasco. Environ 50 des 65 agents de Smovengo ont cessé le travail. La maintenance est à l’arrêt, les nouvelles stations ne peuvent plus sortir de terre et les retards s’accumulent encore plus !

« On travaille dans des conditions déplorables. Il faut mettre des moyens si on veut que le service fonctionne. Smovengo n’entretient pas nos véhicules, des employés sont obligés d’apporter leur propre matériel. Sans compter les conditions financières. Un agent gagne 1535 euros brut pour travailler de nuit, ce n’est pas possible de continuer comme ça. On demande une augmentation du salaire de base de 20% et une majoration de 45% des horaires de nuit. Certains employé ont perdu entre 700 et 1000 euros par rapport à l’époque JCDecaux« , selon Hamid Lakhdari, un des représentants des salariés.

Un compte twitter https://twitter.com/smovengreve  raconte l’affaire vue du côté des grévistes !

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