Smovengo: la Bérézina

Panique, chute, fin, accident industriel, scandale .. les mots ne suffisent plus à décrire l’aventure Smovengo.

En janvier-février, Smovengo avait déjà été obligé de payer plusieurs millions d’amende à la Mairie de Paris pour les retards de déploiement.

La « start-up » (en fait, Smoove est une fausse petite société qui est une création de la famille Mulliez) était alors très en retard sur les installations de stations de nouveaux Velib prévues. Il faut dire que par rapport aux premiers Velibs, les vélos de Smovengo sont pour certains électriques et que donc les stations doivent être équipées pour ceux-ci.

Toutefois, malgré les promesses de la société, il ne fallait pas être technicien pour comprendre que les promesses de Smoove étaient encore fausses.

En effet, tous les parisiens qui ont vu de près la transformation d’une ancienne station Velib en nouvelle station Smovengo, ont pu s’apercevoir concrètement que le travail durait au minimum 1 mois et que donc, la cadence de déploiement promise était largement surestimée.

Actuellement, le chiffre officiel de stations Smovengo disponibles est de 330 or en réalité, il y en a beaucoup moins et ceci ne plait pas du tout aux 300000 abonnés qui ont déjà payé et ne peuvent pas utiliser le moindre vélo.

D’après le Canard Enchainé du 7 mars, le problème principal de Smovengo serait l’incompétence en électricité.

D’une part, Smovengo n’a pas voulu brancher ses bornes sur du courant basse tension et a voulu les connecter directement sur du 230 volts, avec des travaux supplémentaires à faire car les câbles de ce voltage sont enfouis dans le sol assez profondément.

Ceci induit donc beaucoup de travaux longs, pour chaque station, sans parler des vérifications de sécurité qui prennent aussi du temps pour l’agrément.

Afin de mettre à disposition plus vite des stations « branchées », Smovengo a imaginé mettre des batteries, le temps que l’installation complète se fasse. les batteries se sont vite déchargées, ont créé des interférences et ont planté le système informatique général. D’autres batteries plus puissantes ont même fait disjoncter tout le système.

La Mairie de Paris a même envoyé gratuitement des techniciens pour aider Smovengo mais rien n’y fait (et personne n’en connait le coût pour le contribuable).

La Bérézina est telle que l’on commence à s’interroger sur ce qui a permis à Smovengo d’obtenir ce contrat de 478 millions d’euros alors que Smoove, malgré ses gros actionnaires, n’avait pas du tout les moyens d’un tel marché de 17500 vélos et 1400 stations..

Smoove se targuait d’avoir beaucoup d’expériences réussies alors qu’il ne s’agissait que de petits parcs, comme par exemple celui de Moscou qui n’est que de 3450 vélos (source: site de Smoove).

Comment tout ceci va-t-il finir ?

Sans doute que comme avec les voitures électriques de Bolloré, la Bérézina de Smovengo sera payée par le contribuable parisien sans que ce dernier n’ait la moindre idée de combien ça lui coûte puisque tous ces budgets sont cachés et ne sont révélés par aucun élu, fut-il de droite, de gauche ou du centre   🙁

Pour finir sur une note comique, voici en quelques vidéos comment Smovengo est devenus une catastrophe, de l’enthousiasme du début à maintenant.

 

 

 

 

 

 

1 commentaire

  1. abonné_vélib_en_colére

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