Location de vélos: Velib, Smoove, Keolis, Gobee, Ofo et compagnie, avec ou sans bornes

Le marché de la location de vélo pour petites distances et petits moments est en pleine révolution ou ubérisation.

On connaissait Velib et ses clones dans les villes de France. Et puis d’un coup, alors que JCDecaux se croyait bien installé, voici qu’une prétendue start-up a remporté le renouvellement de l’appel d’offre de la ville de Paris et que les cartes ont toutes été rebattues.

Notons au passage que Smoove n’est pas la petite start-up qu’on aime nous montrer. Il s’agit en fait d’une société derrière qui se cachent des puissances aussi importantes, voir plus, que JCDecaux (dont la famille propriétaire d’Auchan). Voir à ce sujet l’excellente enquête de Challenges (https://www.challenges.fr/entreprise/transports/la-verite-sur-smoove-le-gagnant-du-velib-2-face-a-jcdecaux_482394 ).

Alors que le passage des velibs gris aux vélos de Smoove est prévu pour Janvier, des tas de sociétés se sont mises dans la brèche pour profiter du moment de flottement et du pataquès des 300 employés de Velib version Decaux que Smoove s’est engagé ou pas à reprendre.

Le talon d’Achille des Velibs, c’est les stations. hé oui, il faut toutes les adapter aux vélos de Smoove.

Pendant ce temps, il y a moins de velibs et donc des sociétés de vélos qui n’ont pas besoin de bornes en ont profité.

Paris et d’autres villes fleurissent donc de vélos verts, les Gobee.bike.

Comment marche un vélo sans borne ?

Tout d’abord, il faut être équipé d’un smartphone moderne pour pouvoir télécharger l’application du loueur. On doit enregistrer un moyen de paiement (cb ou paypal). Ensuite, on géolocalise les vélos disponibles dans les environs de l’endroit où on se trouve. Face à un vélo, on scanne le QR COde, ce qui déclenche le déverrouillage du vélo. On circule ensuite pour 0.5 euros par heure, débités en fin de course. Quand on n’a plus besoin du vélo, on s’arrête et on ferme le verrou arrière.

Evidemment, un vélo sans borne n’attire pas que l’intérêt du bobo trouvant génial cette disponibilité.

Certains gobee bike se retrouvent sur le bon coin ou en tas

La société Gobee bike a tellement inondé Paris et d’autres villes de ses vélos que beaucoup de gens les prennent pour les remplaçants des Velibs (à Paris) et que les villes ont été obligés de mettre en place des règles face à ces vélos qui envahissent sans payer l’espace public.

Ceci dit à Paris, si la mairie sanctionne les Gobee Bike pour les trottoirs qu’ils utilisent, pourquoi ne pas faire payer aux Autolibs les dizaines de kilomètres de parkings qu’elles utilisent ?

Le combat a donc lieu entre les systèmes de location de vélos avec ou sans borne. Velib parie sur le fait que sa première demi-heure est gratuite quand on est abonné et sur le fait que ses vélos ont plusieurs vitesses contrairement aux Gobee Bike.

A l’avenir, il se peut que la différence se fasse entre les vélos pouvant être électriques et donc pour l’instant forcément reliés à une borne et ls autres, surtout l’hiver ou pour les gens qui sont en costume et ne peuvent pas transpirer pour aller par exemple au travail.

A l’instar des sociétés déjà citées, existent aussi:

– Pony Bikes, société créé en 2017 par 2 français au Royaume Uni , vélos déployés dans 2 villes

– Indigo Weel, émanation d’Indigo la société de parking, qui a commencé à se déployer à Metz et joue le sans borne

– Ofo, société chinoise créée en 2014 et équipant déjà 180 villes dans le monde, avec 10 millions de vélos (dont 6 en Chine)

– Obike, créée à Singapour et équipant 29 villes déjà

– Mobike, société chinoise équipant 160 villes dans le monde