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Surconsommation : les pouvoirs publics s’en mêlent

Recrudescence d’attention

Ce début d’année 2011 a été particulièrement riche en événements axés autour du développement durable.  Entre une recrudescence de cette thématique dans les médias (Capital, Capital Terre, C’est notre affaire, et d’autres encore), les données statistiques alarmantes émanant d’associations, ou encore les documents officiels rendus aux pouvoirs publics, la prise de conscience démarre bel et bien !

Nous allons ici revenir sur deux de ces rapports.

Le développement durable, un enjeu majeur

« Pour une consommation durable, 25 propositions pour une politique concrète »

Au départ de leur interrogation sur la consommation durable, Vincent Chriqui (DG du Centre d’analyse stratégique) et Elisabeth Laville (Présidente du groupe de travail, fondatrice de l’agence de conseil en développement durable Utopies) sont partis du constat suivant :

Si nous sommes désormais nombreux à vouloir diminuer l’impact environnemental et sociétal de nos pratiques de consommation, seule une minorité d’entre nous parvient à transformer ces intentions en actes concrets dans la vie quotidienne (ndlr : autrement dit, nous savons que notre façon de (sur)consommer est mauvaise, sans la revoir pour autant).

Consommer durable

25 recommandations ont ainsi été faites pour diffuser pleinement les réflexes de consommation durable. Et deux d’entre elles ont particulièrement retenu notre attention :

  • Recommandation n°8 : intégrer les médias et les relais de la communication marchande à la politique de consommation durable (à l’heure où beaucoup d’entreprises encouragent l’hyperconsommation, il est de leur responsabilité de montrer que d’autres modèles existent)
  • Recommandation n°10 : développer l’économie de la fonctionnalité et l’écoconception, en mettant en avant le coût global des biens et services (l’exemple que nous avions déjà abordé est celui d’une puce électronique – à peine un centième de gramme – qui nécessite quelques 20 kg de ressources naturelles pour être fabriquée)

Que retenir ? Qu’il y a du travail ! ^^ Blague à part, l’économie de fonctionnalité (qui peut être traduite par « l’utilisation d’un bien prévaut sur sa possession ») semble, ici, être une piste à privilégier, notamment pour réduire la surconsommation. Au-delà de ce point, et plus généralement, l’accent a été mis sur la communication, qu’elle émane de l’Etat ou d’autres acteurs (associatifs, professionnels …). Il faut éduquer les mentalités, expliquer, montrer l’exemple …

Intégralité du dossier de presse

« Repères, consommation des ménages, édition 2011 »

Il y a quelques jours, le Commissariat Général au Développement Durable a publié un rapport sur l’impact de la consommation des ménages sur l’environnement. Chaque chapitre fait le point sur un pôle de dépense particulier : l’habitat, les transports, l’alimentation et les déchets.

Consommation des ménages

Que retenir de ces quelques 56 pages ?

  • Plus de consommation = plus de pression – quelle qu’elle soit (déchets, empruntes carbone, empruntes eau, consommation de ressources naturelles …) – sur l’environnement
  • Explosion de la consommation de nouveaux biens = accroissement de la pollution (et c’est plus particulièrement le cas avec, par exemple, l’apparition de produits électroniques et multimédias qui ont un fort taux de renouvellement, ou encore les transports low-cost pour le tourisme …)
  • Plus d’appareils électriques = hausse de la consommation d’énergie et des déchets = toujours plus de risques pour l’environnement

Le tableau est certes sombre, pas pas noirâtre pour autant. En effet, et malgré tout, les mentalités sont en train de changer. Nous pouvons ainsi noter que l’attention portée aux emballages de produits est en accroissement, de même que la pratique des circuits alimentaires courts (achat direct auprès du producteur, paniers bio …). Autant de tendances à confirmer.

Intégralité du rapport

Quid de la location ?

La société de consommation doit évoluer, sans quoi l’environnement ne tiendra pas. Pour cela, il faut que tout un chacun revoit sa façon de (sur)consommer. L’économie de fonctionnalité est une piste … facilement accessible par le grand public, et très peu contraignante.

En se concentrant sur l’utilisation d’un bien au lieu de sa possession, l’on réduit considérablement notre hyperconsommation, notre production de déchets, et l’on favorise le recyclage des objets. Que demander de plus ?!

location-voiture-entre-particuliers

Sur e-loue, vous pouvez louer les objets de particuliers et professionnels au lieu de les acheter pour ne les utiliser qu’une ou deux fois. Ainsi, en plus de favoriser le développement durable, vous vous faites plaisir en accédant à des biens coûteux que vous n’auriez pu vous offrir en temps normal, et vous réalisez par là-même des économies – louer vous revenant nettement moins chez qu’acheter.

A l’inverse, si vous possédez des objets que vous n’utilisez plus, au lieu de les jeter, proposez-les en location sur e-loue. Vous pourrez ainsi leur donner une seconde vie, en tirer une source de revenu complémentaire, et réduire vos déchets par la même occasion.

A vous de jouer !

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